Confinement #2

Bègles – ville déserte

Comment est ce que l’on vit ce deuxième confinement ?

Naïlys : 

 “Personnellement, ce début de confinement me fait un peu moins souffrir que le précédent.

Etant donné que la ZAP reste ouverte, je continue de venir travailler. J’avoue que cela m’arrange car ça me donne une raison de sortir et de ne pas rester tout le temps chez moi à m’ennuyer. Lors du dernier confinement, je travaillais encore à McDonald’s. Il était fermé et moi je restais chez moi à glander (ce que je n’aime pas du tout).

Je souffrais du dernier confinement également par rapport à mon petit ami. Je ne le voyais plus et j’avais pas forcément de bonne raison à marquer sur mon attestation pour aller le voir. Cette période fut très dure car on se disputait beaucoup par frustration de ne pas se voir. Aussi à cause de la tension quotidienne de ne pas pouvoir mettre un pied dehors. 

Ce confinement me paraît plus léger car maintenant je peux rapidement passer voir mon copain après le travail. Nos quartiers sont voisins, ça ne me fait pas trop tarder pour rentrer à mon domicile. 

Néanmoins, toute cette situation m’inquiète beaucoup malgré que je sois quand même un peu rassurée pour le moment. J’ai la forte impression que nos vie ne redeviendront jamais normales, plus rien ne sera comme avant, le virus n’a pas l’air de s’en aller. J’ai vraiment peur d’être obligée de porter un masque encore très longtemps, si ce n’est pas jusqu’à la fin de ma vie. Et honnêtement, ce n’est pas du tout la jeunesse que je voulais, j’ai l’impression d’avoir loupé mes 20 ans. Moi ce que je voulais faire de ma jeunesse, c’est des soirées, des festivals, des teufs, des voyages ou autres activités marrantes. Mais avec toutes ces mesures sanitaires, j’ai vraiment peur de ne jamais pouvoir profiter de ma jeunesse comme je le voudrais.”

Marguerite :

Mercredi soir, le président a annoncé un confinement, allant du vendredi 30 octobre au 1er décembre.

Je me suis sentie quelque peu déboussolée face à cette déclaration. Je me demandais comment cela allait se passer pour le travail, les déplacements et les activités.

Mais une fois les choses éclaircies, après être allée au travail et qu’on m’est bien expliqué le déroulement des choses, tout est rentré dans l’ordre. Je me suis sentie beaucoup mieux.

Comme je reste la plupart du temps chez moi, que je n’aime pas trop sortir. Le confinement ne me dérange pas trop, à part pour le cinéma, les activités (expo, piscine,…).

Ce qui me fait le plus peur, c’est que je risque de m’ennuyer un peu chez moi, toute seule, à ne pas pouvoir sortir. Heureusement, j’ai plusieurs distractions que je peux faire toute seule chez moi (jeux Nintendo Switch, peinture, musique, cuisine,…) 

Et grâce à mon statut de travailleur handicapé, je pourrais même me promener dans des lieux paisibles un peu éloignés de chez moi ou sortir pour faire de l’exercice physique.

Aussi, le fait de pouvoir aller travailler malgré le confinement me réconforte et me soulage. Je n’aurais pas à rester tout le temps seule chez moi à ne voir personne. Me permet de m’occuper par la même occasion.“

Léa :

Pour moi l’annonce du re confinement  a eu l’effet d’un tremblement de terre  dans  mon corps. Je ne gère pas bien les imprévus et pour moi c’était un énorme imprévu. Je pensais retrouver les habitudes du confinement du mois de mars. J‘ai vite compris que non, ça m’a déstabilisé, je n’ai pas été du tout bien les deux premiers jours après l’annonce.

Pourquoi ce confinement n’est-il pas le même pour moi que celui du mois de mars ? 

Je ne faisais rien de ma vie en mars alors rester chez moi c’était déjà mon quotidien. J‘aimais bien même si aller en ville me manquait.

Là, le confinement du mois de novembre, je continue à venir à Ludosens avec une attestation. Le confinement continue à me stresser car je me sens moins en sécurité. J’ai dû m’adapter à cette nouvelle situation, m’adapter me demande du temps et énormément d’énergie .”

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