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Une poétique du sentir

Je m’appelle Martyna, et je suis née au cœur de l’automne, au moment où les arbres
perdent leurs feuilles et moi, les miennes. J’ai célébré vingt-trois rotations autour du Soleil,
en Pologne, à Nice, en Corse et finalement, à Pessac.

Ma sensibilité a toujours guidé mes pas, dans tout ce que j’ai entrepris (et tout ce que j’ai laissé tomber aussi, parce que vouloir apprendre l’allemand, le japonais, le grec et le russe, la couture, la broderie, devenir herboriste et astrologue, prendre des cours de danse et de badminton, militer pour les animaux non humains, ça fait beaucoup pour une seule personne) et c’est elle qui me lie à la Nature dans laquelle je puise ma force et ma stabilité – les arbres sont gardiens de l’équilibre. Ils sont tous frères et je suis leur semblable. J’aimerais beaucoup devenir naturopathe pour aider les autres à se guérir et à prendre soin d’eux-mêmes, en combinant la sagesse des plantes à la préciosité de l’astrologie. Je fais des études d’astrologie depuis un an et demi, mais je suis passionnée par les planètes depuis plus de sept ans maintenant.

Je trouve que cet art-là est gage d’humilité et c’est certainement la qualité la plus
indispensable à l’humanité aujourd’hui.

La poésie fait aussi partie intégrante de mon quotidien, particulièrement le
surréalisme que j’aime tant – il permet de défier les normes, les perceptions et sensations
habituelles, et il célèbre l’intensité de la vie.

J’ai toujours tout ressenti très intensément, des sentiments qui me saturent souvent à cause de cette sensibilité pluridimensionnelle qui brûle ma peau déjà à vif. Mais c’est aussi cette conscience, cette attention (qu’il me faut exercer parce que j’ai un trouble de l’attention) et cette perméabilité à tout ce qui m’entoure qui me permettent de vivre avec les autres, de les prendre par la main et de “danser, chanter et rire pour chasser tout ce qui en nous a un goût de finir”.

J’aspire à vivre la poitrine ouverte en deux pour que les autres puissent s’y pencher et y trouver leur reflet, sans honte aucune, jamais. Daniel Pons, mon maître spirituel, a ces mots que j’adore : “aller à la racine de sa différence pour y trouver la compatibilité à l’autre” qui me guident au quotidien.

Ce va-et-vient constant entre moi et l’autre, je l’explore dans un Journal que je tiens depuis dix
ans. Les relations interpersonnelles sont au cœur de mon existence, car le véritable soi n’est pas le “je” mais le “nous”. C’est cela qui m’a poussée à entamer un parcours au sein de Ludosens : le besoin de communauté, de faire sens, de cultiver ma singularité tout en embrassant celle des autres, en étant au contact des plantes porteuses d’essentiel.

Je suis aussi passionnée de psychologie, de philosophie, de spiritualité et des thérapies alternatives, comme les thérapies assistées par des psychédéliques. En somme, tout ce qui permet de se penser et se comprendre, afin de mieux être, mieux voir, mieux sentir, en somme mieux vivre. J’ai cessé d’être dans une course effrénée en compétition avec moi-même, de tailler ma chair sans anesthésie pour me sculpter à la perfection – aujourd’hui, je veux habiter la lenteur et la présence à tout. Et c’est ici que cela commence.

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